17 juillet 2012

Oldies Time # 1 : Miles Davis – In Your Own Sweet Way




Le 16 mars 1956, le pianiste Tommy Flanagan fête ses 26 ans. Où ça ? En studio, pour une séance organisée par Miles Davis qui, étant redevable d’une demi-session pour le label Prestige, réunissait ce jour, outre le jeune prodige des 88 touches noires et blanches, Sonny Rollins, Paul Chambers et Art Taylor. Les trois titres enregistrés à cette occasion vinrent compléter 5 morceaux enregistrés 3 ans plus tôt avec Sonny Rollins, Charlie Parker, Walter Bishop Jr, Percy Heath et Philly Jo Jones pour former l’album Collectors’ Items.

Trois titres, donc, mis en boîte ce vendredi là. Et parmi eux, une ballade signée Dave Brubeck, « In Your Own Sweet Way ». Miles y joue magnifiquement, dans le style feutré (avec sourdine) qui était le sien à l’époque. Sonny Rollins donne du corps à cette ballade à travers un solo fougueux derrière lequel Art Taylor troque ses balais pour des baguettes, comme Jimmy Cobb le fit quelques années plus tard pour propulser le chorus de Hank Mobley (puis un peu plus loin celui, historique, de John Coltrane) sur l’inégalable « Someday My Prince Will Come ». Paul Chambers est tout en élégance boisée, Tommy Flanagan étonnamment mûr et parcimonieux pour son jeune âge. Cela dure  4 minutes et 35 secondes, et c’est d’une infinie beauté.

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