11 décembre 2010

"Maori" et "Sweet Raws Suite Etcetera" au Studio de L'Ermitage


Très belle soirée d’Octobre au Studio de l’Ermitage, avec deux concerts de sortie de disque.

Pour ouvrir la soirée, Cédric Chatelain et Pierrick Hardy nous ont présenté leur projet « Maori », récemment sortit sue le label Abalone de Régis Huby.

Sur des accompagnements sobres et légers de Pierrick Hardy (guitares acoustiques 6 et 12 cordes), Cédric Chatelain dépose de jolies mélodies jouées avec sobriété sur tout un attirail d’instruments à vents (Saxophones Alto et Soprano, Hautbois, Clarinette, Flûte Traversière). Leur musique est aérée et agréable.



L’utilisation (ponctuelle) de pédales d’effets leur a permis de superposer plusieurs nappes de flûtes et parties de guitares, pour un résultat planant et original.



La seconde partie de soirée fut assurée par Bruno Angelini (Piano), Sébastien Texier (Saxophone Alto, Clarinette Alto, Clarinette) et Ramon Lopez (Batterie, Percussions), venus présenter leur magnifique album Live « Sweet Raws Suite Etcetera ».



J’ai déjà eu l’occasion de dire tout le bien que je pensais de ce projet ici.

Pour éviter la redite, je fais court : concert magique, d’une force et d’une beauté rares. Par rapport au disque, deux morceaux supplémentaires ont été joués, dont « Reconstruction », où la mise en sons d’une Europe qui renaît de ses cendres, morceau dont la rythmique appuyée sert d’appui à de très belles envolées mélodiques. Ce titre est un chapitre de l’histoire de Raws et trouve parfaitement sa place dans le programme.



En guise de rappel, le trio a interprété un titre dont je ne connais pas le nom. Plus léger, plus gai, avec une jolie rythmique aux balais de Ramon Lopez, ce morceau fut parfait pour clôturer la soirée : il nous a permis de goûter encore un peu de la délicieuse musique du Trio, sans pour autant se placer en « Chapitre supplémentaire » à l’histoire de Raws. Un titre à part, pour le plaisir de la musique.



Une chose m’avait échappée à l’écoute de l’album : sur « He has a dream », Bruno Angelini ne joue pas seul. Ramon Lopez, avec des mailloches, vient frapper les cordes du piano comme s’il s’agissait d’un Xylophone. Je me disais aussi…



Courez voir ce Trio lors de ses prochains passages, ils partageront avec vous des instants précieux.











2 commentaires:

Anonyme a dit…

Je ne partage pas complètement l'avis du rédacteur qui décrit le concert de Hardy/Chatelain comme une musique douce et légère,visiblement sans consistance!
Je l'ai trouvée tres profonde et belle cette musique.
A contrario le rédacteur semble enchanté par la musique du trio qui suivait,je m'y suis profondémént ennuyé.Démonstration du "langage" jazz habituel,morceaux construits tous sur le meme principe,thème et déconstruction systématique!
Il est bon de faire évoluer le langage du jazz parfois!

Olivier a dit…

Bonjour, j'ai qualifié la musique du duo de "légère", "aérienne", "originale", "planante", avec de "jolies mélodies"... Je ne la considère pas "sans consistance" car si tel avait été le cas, je n'en aurais pas parlé dans ce blog... Il est vrai cependant que mes affinités musicales m'ont amené à parler avec plus d'enthousiasme du trio de Bruno Angelini, dont le magnifique projet constitue à mes yeux l'un des sommets de l'année 2010. Libre à vous, à moi et à tous d'avoir un avis différent, ou d'en changer...