05 décembre 2009

Hervé Sellin Tentet à Jouy Le Moutier

Hervé Sellin : Piano
Stéphane Guillaume : Saxophones Alto et Soprano, Flûte Traversière
Stéphane Chausse : Saxophone Soprano, Clarinette, Clarinette Contrebasse, Flûte Traversière
Claude Egea : Trompette Coudée, Bugle
Sylvain Beuf : Saxophones Tenor et Soprano
Daniel Zimmerman : Trombone
Michael Felberbaum : Guitare
Stéphan Caracci : Vibraphone
Bruno Rousselet : Contrebasse
Karl Jannuska : Batterie




Après la déferlante du quartet d’Emile Parisien en première partie de soirée, Hervé Sellin et son tentet sont venus nous offrir un très beau concert avec une optique radicalement différente, l’écriture du leader ayant une place prépondérante dans le déroulement des morceaux.

La liste à rallonge d’instruments utilisés par les soufflants permet au compositeur de jouer avec les timbres. Les combinaisons sont infinies (les musiciens passent parfois d’un instrument à l’autre au cours d’un morceau) et les thèmes, magnifiquement pensés, bénéficient de jolies textures soyeuses et dorées.

Malgré l’opulence de cette section, le propos reste léger, à l’image de l’harmonisation globale de la formation. Pas si facile de faire cohabiter avec autant d’élégance trois instruments polyphoniques (Piano, Guitare et Vibraphone) !

La rythmique, impeccablement tenue par Bruno Rousselet et Karl Jannuska, arrive encore malgré le nombre d’acteurs à trouver des espaces pour s’exprimer, moduler, proposer.







Le tentet, à mi –chemin entre petite et grande formation, tire avantage des deux formules. Espaces laissés aux solistes et interplay d’un côté, multiplication des alliages, des combinaisons et des sens de lecture de l’autre.

Tous les musiciens bénéficient d’espaces (assez généreux d’ailleurs) pour s’exprimer, d’où un festival de soli, questions/réponses et autres contrechants. Chaque musicien mériterait un chapitre d’éloges, à commencer par le leader, dont le jeu complet et fluide nous a fait très grande impression (swing, mélodies, surprises, croques en jambe et j’en passe).


Pour terminer cet article, sachez que le répertoire proposé lors de ce concert est celui de l’album « Marciac/ New-York Express ». Comme la musique est très écrite, l’écoute de cet album remarquable vous donnera une bonne idée de ce concert et, accessoirement, vous ravira les oreilles et le cœur.


2 commentaires:

Anonyme a dit…

Trombone : Daniel Zimmerman

Olivier a dit…

Merci beaucoup pour l'info!
Je modifie l'article tout de suite...