23 novembre 2009

Benjamin Koppel, Pierre Boussaguet et Daniel Humair au Sunside


Benjamin Koppel : Saxophones Alto et Mezzo Soprano

Pierre Boussaguet : Contrebasse

Daniel Humair : Batterie



C’est à l’initiative de Benjamin Koppel que ce trio c’est réunit dans le club de la rue des Lombards.

Il a eu la bonne idée de solliciter pour cette date parisienne deux esthètes du Jazz Français.


Pierre Boussaguet, que l’on présente comme un héritier de Ray Brown, développe avec élégance un jeu Bop en jouant « in », c'est-à-dire sans effets de dissonance, sans grincements, mais privilégiant des Walking Bass très justes et des phrases lyriques. La fréquente utilisation d’accords et d’harmoniques apporte consistance et profondeur à ses parties de basse.





Depuis quelques temps (décennies ?), Daniel Humair est l’un des plus remarquables porte-parole d’un Jazz toujours plus moderne et innovant.

Pour ce concert, et ce n’est plus si fréquent, il a joué en sideman, mais alors quel sideman !

Extrêmement présent, il a inondé le Sunside de son jeu lumineux, et a permis grâce à un drive inégalable, d’emmener le trio vers des sommets de swing.



Je n’avais jamais eu l’occasion de voir jouer Benjamin Koppel, je ne le connaissais qu’au travers de deux albums (« Paris Abstractions », et « European Jazz Factory »). Outre une très belle sonorité (tranchante à l’Alto, cristalline lorsqu’il utilise un saxophone assez rare, le Mezzo Soprano, qui est à mi chemin entre le Soprano et l’alto), un joli phrasé Bop et un sacré sens du swing, le saxophoniste Danois a également une grande qualité : celle de savoir jouer avec l’espace. Ainsi, ses compostions aérées gagnent en intensité, se chargent, deviennent plus denses, plus compactes.



Un très bon concert de club, un Bop élégant et percutant développé sur deux sets par trois musiciens en tous points remarquables.



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