Bienvenue à tous!!

Concerts de soutient pour Haïti

« Suite au séisme qui vient de frapper Haïti, nous mettons en place une cellule d’aide aux victimes de Port Au Prince, afin d’anticiper les besoins des populations dans les mois à venir, période où, nous le savons tous, Haïti ne bénéficiera plus, ou peu, de l’ouverture sur le monde qu’a provoqué le choc dont elle est victime.

Nous orienterons alors nos actions vers l’aide à l’enfance, secteur qui avant le drame avait déjà grand besoin d’aide et d’attention.

Ainsi nous est il apparu indispensable d’entamer dès aujourd’hui différentes actions, afin d’anticiper les besoins des rescapés dans les semaines et les mois à venir.

Nous envisageons d’organiser des levées de fonds lors de différents concerts. Amis artistes, soyez les bienvenus, vos talents nous serons précieux. Toute contribution financière, aussi minime soit-elle, nous permettra de venir en aide aux survivants de cette tragédie.

Ayant vécu jusqu’en 2008 à Port Au Prince, nous connaissons des réseaux fiables de structures associatives qui intervenaient avant le séisme.

Merci de nous aider à diffuser cette information. »

Ce message provenant de Patricia et Marck Richard Mirand (lui-même musicien de Jazz) vient d’être diffusé par Jazz Magazine.

Nous vous tiendrons au courant des concerts en question lorsque nous aurons des infos. Si vous en avez, n’hésitez pas à nous les communiquer.

Vous pouvez également adresser vos dons à :

Sol Haïti 2010

53 Rue Henri Martin

51200 Epernay

Patricia Mirand : 03 26 56 93 51 / 06 84 15 86 09

Aidehaiti122010@gmail.com


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21 octobre 2009

Raphaël Imbert - "New-York Project"




Raphaël Imbert : Saxophones Alto, Soprano et Tenor

Joe Martin : Contrebasse

Gerald Cleaver : Batterie



19/10/2009 : 1ère écoute ce matin en partant travailler. Conditions moyennes (Le train de banlieue et ses satanées vibrations mange-basse !!) mais peu importe, je ferme les yeux et suis hypnotisé par la force d’évocation de cette belle musique, que je ne cherche pas encore à disséquer.

Je me laisse entraîner par une rythmique efficace, très bien enregistrée.

Le saxophone de Raphaël Imbert impose sa présence, avec un son très clair, une attaque parfaite et un son pourvu d’un vibrato assez présent, sans effet « wah-wah » cependant.


Génial. J’adore ces albums où l’on me raconte une histoire. Climats changeants, du cri au murmure.

Musique exigeante mais très accessible, compositions de haut vol, échanges permanents.

Je descends du train et jette un coup d’œil à mon lecteur MP3 pour voir où j’en suis. Je me rapproche du boulot et de la fin de l’album, et décide d’ignorer l’hostilité de la gare Saint Lazare aux heures de pointe pour me plonger dans la magnifique suite en quatre parties « The Zen Bowman… ».

Du bon usage du refuge intérieur… Le trio me cajole autant que la foule me bouscule.

Vivement ce soir et une écoute au calme…


21/10/2009 : Décidément, cet album est terrible.

Raphaël Imbert utilise trois saxophones, Alto, Soprano et Tenor, ce qui lui permet d’élargir sa tessiture et de peaufiner sa voix, choisissant ainsi son instrument en fonction des émotions qu’il souhaite faire passer.

Et il en fait passer des émotions, avec son jeu brillant et toujours inventif ! Pas de plans, de gimmicks, de phrases toute faites, il laisse courir ses doigts et voguer son imagination… et nous emmène avec lui.

La rythmique est d’une redoutable efficacité, elle est, selon les moments, douce et aérée ou lourde et dense. Toujours au service du propos du saxophoniste, mais en constante ébullition.

Raphaël Imbert ne nous a pas ramené de clichés de New-York, pas de stéréotypes du Jazz pratiqué dans les clubs de la 52eme Avenue, pas de relooking de la musique des illustres saxophonistes d’outre-atlantique. Sa personnalité est bien marquée, et il a simplement retranscrit au travers de cet album des ambiances, des lieux, et surtout le bouillonnement de la grosse pomme… De la moiteur estivale au blanc manteau, des paillettes de Liza Minelli aux sirènes incessantes, des métros aériens aux grandeurs longilignes des gratte-ciels, de l’agitation d’en bas au calme d’en haut… New-York de loin, toute propre et bien rangée, New-York de près, foisonnement de gens, de styles et d’époques.

A l’image de la ville, la musique de cet album est incandescente, imprévisible. Et grande.

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