21 octobre 2009

Raphaël Imbert - "New-York Project"




Raphaël Imbert : Saxophones Alto, Soprano et Tenor

Joe Martin : Contrebasse

Gerald Cleaver : Batterie



19/10/2009 : 1ère écoute ce matin en partant travailler. Conditions moyennes (Le train de banlieue et ses satanées vibrations mange-basse !!) mais peu importe, je ferme les yeux et suis hypnotisé par la force d’évocation de cette belle musique, que je ne cherche pas encore à disséquer.

Je me laisse entraîner par une rythmique efficace, très bien enregistrée.

Le saxophone de Raphaël Imbert impose sa présence, avec un son très clair, une attaque parfaite et un son pourvu d’un vibrato assez présent, sans effet « wah-wah » cependant.


Génial. J’adore ces albums où l’on me raconte une histoire. Climats changeants, du cri au murmure.

Musique exigeante mais très accessible, compositions de haut vol, échanges permanents.

Je descends du train et jette un coup d’œil à mon lecteur MP3 pour voir où j’en suis. Je me rapproche du boulot et de la fin de l’album, et décide d’ignorer l’hostilité de la gare Saint Lazare aux heures de pointe pour me plonger dans la magnifique suite en quatre parties « The Zen Bowman… ».

Du bon usage du refuge intérieur… Le trio me cajole autant que la foule me bouscule.

Vivement ce soir et une écoute au calme…


21/10/2009 : Décidément, cet album est terrible.

Raphaël Imbert utilise trois saxophones, Alto, Soprano et Tenor, ce qui lui permet d’élargir sa tessiture et de peaufiner sa voix, choisissant ainsi son instrument en fonction des émotions qu’il souhaite faire passer.

Et il en fait passer des émotions, avec son jeu brillant et toujours inventif ! Pas de plans, de gimmicks, de phrases toute faites, il laisse courir ses doigts et voguer son imagination… et nous emmène avec lui.

La rythmique est d’une redoutable efficacité, elle est, selon les moments, douce et aérée ou lourde et dense. Toujours au service du propos du saxophoniste, mais en constante ébullition.

Raphaël Imbert ne nous a pas ramené de clichés de New-York, pas de stéréotypes du Jazz pratiqué dans les clubs de la 52eme Avenue, pas de relooking de la musique des illustres saxophonistes d’outre-atlantique. Sa personnalité est bien marquée, et il a simplement retranscrit au travers de cet album des ambiances, des lieux, et surtout le bouillonnement de la grosse pomme… De la moiteur estivale au blanc manteau, des paillettes de Liza Minelli aux sirènes incessantes, des métros aériens aux grandeurs longilignes des gratte-ciels, de l’agitation d’en bas au calme d’en haut… New-York de loin, toute propre et bien rangée, New-York de près, foisonnement de gens, de styles et d’époques.

A l’image de la ville, la musique de cet album est incandescente, imprévisible. Et grande.

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