05 juillet 2009

Claude Tissendier "Saxomania" Featuring Benny Carter

Claude Tissendier : Saxophone Alto
Benny Carter : Saxophone Alto
Jean Eteve : Saxophone Alto et Clarinette
Nicolas Montier : Saxophone Tenor
Claude Braud : Saxophone Tenor
François Biensan : Trompette
Stan Laferriere : Piano
Pascal Chebel : Contrebasse
François Laudet : Batterie


Parler de cet album me tiens à cœur.
Il s’agit en effet du premier disque de Jazz que j’ai eu !

Ce soir là, Claude Tissendier et son groupe Saxomania se produisaient en plein air, sur la digue de Villers sur Mer, avec un beau coucher de soleil en toile de fond.


Je me souviens avoir été transporté par leur swing, leur bonne humeur et la classe de leur jeu.
Suite au concert, mes parents ont eu la gentillesse de m’acheter l’album. Un tournant dans ma vie !



Merci Maman ! Merci Papa ! Grâce à vous, j’ai pu sauter à pieds joints dans le monde magique de cette musique qui nous fascine…

Depuis, je reviens très régulièrement sur cet opus qui, au-delà de m’évoquer de biens beaux souvenirs en famille, me rappelle que le Jazz est aussi une musique de danse.







La musique interprétée par ces très bons musiciens est en effet résolument swinguante ! Exploitant un répertoire « classique » et intemporel, de Duke Ellington à Billy Strayhorn en passant par Gershwin, ces professionnels du « Jazz à l’ancienne », font preuve d’une musicalité et d’un sens du rythme à toute épreuve.


Chaque musicien à droit à son temps de parole et les phrases s’enchaînent, volutes de notes toujours choisies.


Comme le nom du groupe l’indique, les saxophones sont à l’honneur.


Les thèmes sont très bien harmonisés, ce qui donne du corps aux morceaux, et les soli sont toujours empreints d’une infaillible musicalité.


Pour autant, il serait dommage de ne pas évoquer la qualité de la rythmique, ronde et dynamique. Le Piano, la Contrebasse et la Batterie rappellent à notre bon souvenir la douce folie des héros du Jazz des années 40/ 50. Entre Walking Bass et roulements de batterie à réveiller un ours en hibernation, contrepoints fluides et inspirés (main droite), harmonies martelées (main gauche) et chabada tonitruant.



C’est le Jazz que l’on apprécie en été, un verre de rosé bien frais à la main.



Un Jazz joué par des musiciens qui, à défaut d’avoir la volonté de réinventer la roue, s’inspirent de ce qui s’est fait de mieux pour nous délivrer un album (ou un concert, c’est selon) plein de bonnes intentions.


A écouter sans modération !

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