28 juillet 2009

Ambrose Akinmusire Quartet au Sunside


Ambrose Akinmusire : Trompette
Taylor Eigsti : Piano
Harish Raghavan : Contrebasse
Marcus Gilmore : Batterie



Avant d’aller les voir au Sunside, ces quatre musiciens m’étaient totalement inconnus.

Je me suis donc rendu à ce concert un peu comme ça, par hasard, pour le plaisir d’aller en club, pour le plaisir d’écouter et de voir du Jazz, pour le plaisir de découvrir des musiciens et de m’imprégner de leurs histoires.

La soirée fut excellente !

3 sets. Entrée, plat, dessert.

En entrée, pour la mise en bouche, une ballade légère et poétique.
Très joli son d’ensemble, une trompette d’abord feutrée puis de plus en plus incisive, un piano tout en cristal, une contrebasse de velours et une batterie pleine de nuances.

Les présentations sont presque faites.

Presque, parce que dès le second morceau, les convives s’avèrent être de fortes personnalités. Les discussions s’enflamment, toujours constructives. Débat, échanges d’idées, partage d’opinions.
Ca boppe dans tous les sens !

Ambrose Akinmusire a tout compris.

Tout compris au Bop, dont il assume pleinement l’héritage, tout compris à la musique en général, son approche de l’improvisation l’amenant à construire sur la durée et non à démontrer en quelques mesures, tout compris au rôle de leader également.

Il y a de la place pour tout le monde autours de la table. Pour les musiciens, et pour le public aussi.

Chacun à de multiples occasions de faire avancer le débat, et tous les instruments sont mis en avant.

Quel beau quartet, quel beau son d’ensemble !





Les convives ont quelques minutes de répit avant le plat de résistance…
L’occasion d’échanger quelques impressions sur la qualité de l’entrée, que tout le monde juge équilibrée et savoureuse.

En plat de résistance, un second set plus tendu, ayant les mêmes qualités que l’entrée, mais avec plus de saveur encore.
Les compositions sont toutes très belles et l’entente entre les musiciens ne laisse pas de place au doute.

Tout le monde est repu, on a bien mangé.

Le dessert arrive et passe tout seul, un set un peu plus court qui conclut avec élégance un concert passionnant de bout en bout.

Pour ne rien gâcher, les musiciens ont fait preuve d’une humilité et d’une gentillesse que je tiens à saluer.

Très respectueux de leur public et de leurs partenaires, ils n’ont à aucun moment cherché à tirer la couverture à eux.

Harish Raghavan, dont le jeu est extravagant lorsqu’il est inclus dans la masse, a développé un jeu tout en retenue lors de ses solos. Magnifique.

La batterie protéiforme de Marcus Gilmore s’est montrée, en fonction de l’espace disponible, minimaliste ou extravertie.

Le Piano de Taylor Eigsti, dont je vous recommande les albums, que j’ai découvert depuis, a su être créateur de climats, avec de très belles envolées, claires et mélodiques.

Quand à Ambrose Akinmusire, il a eu l’intelligence de laisser de la place à ses excellents accompagnateurs, ce qui a eu pour effet de mettre en valeur chacune de ses (brillantes) interventions.

Sourire en coin, remerciements systématiques d’un public peu avare en applaudissements… Très classe.

Je suis repartit de ce concert avec l’album « Prelude… To Cora » d’Ambrose Akinmusire sous le bras.

J’aurai très prochainement l’occasion d’en parler, car il a du mal à quitter ma platine…

Merci à Arnaud Lemaire pour son diaporama, je vous invite à aller voir d'autres photos sur son blog : http://arlem-photo.blogspot.com/

Si vous souhaitez un tirage papier des photos du diaporama, contactez Arnaud par mail : arlem-photo@gmail.com

Les photos sont la propriété exclusive d'Arnaud Lemaire.

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