Bienvenue

Bienvenue à tous sur notre nouveau blog

M O Z A I C - J A Z Z

Le jazz sous toutes ses formes et toutes ses couleurs...

P o u r q u o i   c e   b l o g ?
Le Jazz est une musique vivante et riche d’actualités.Attristés par la faible médiatisation d’immenses artistes dont la musique ne demande qu’à être écoutée et partagée, nous souhaitons, en toute humilité, pouvoir contribuer à faire connaître ces musiciens, projets ou évènements qui nous tiennent à cœur...

Aussi, au cours de cette petite visite que vous nous faites l'honneur de nous faire, nous essaierons de vous communiquer notre passion du jazz à travers nos coups de coeur, nos rencontres avec les albums que nous aimons.

Nous parlerons des oeuvres qui nous tiennent à coeur, mais aussi et surtout des artistes qu'il y a derrière chacune de ces créations. nous tenterons de trouver des pistes originales afin de vous faire découvrir, hors des sentiers battus, ces "perles jazzistiques" que nous cultivons.

Créer un blog est une aventure...nous espérons que celle-ci sera excitante, passionnante, et qu'elle nous permettra de vivre, avec vous, de grands moments, de partager un univers, des sons, quelques connaissances, des anecdotes. Nous vous parlerons des derniers concerts, des dates à venir, des salles, des artistes.

Nous sommes 3 gaillards sur le projet. Eric, Olivier & Nicolas. Chaque semaine, puis j'espère très rapidement, chaque jour, nous essaierons d'enrichir le blog.

Maintenant, après toute ses belles promesses qui accompagnent généralement un projet en devenir, il est temps de se mettre à l'épreuve afin de vous proposer d'ici quelques jours, nos premiers articles. Nous espérons que ce blog sera vivant et qu'il tiendra ses promesses.



Bon jazz à tous... Eric, Nicolas & Olivier


Feed RSS Accédez grâce à ce lien aux mises à jour de notre Blog !!


03 novembre 2009

Stephan Oliva Trio au Sunside


Stephan Oliva : Piano
Claude Tchamitchian : Contrebasse
Jean-Pierre Jullian : Batterie





19 ans séparent l’album « Stereoscope », qui vient de paraître sur le label «La Buissonne », du précédent opus du même trio, « Novembre », enregistré en 1990, sorti en 1991 et ayant reçu le Django D’Or en 1992.

A l’occasion de la sortie de cet album, le trio s’est produit au Sunside.

La musique proposée est d’une incroyable sensibilité. Stephan Oliva a un univers, un jeu tout en ellipses, phrases poétiques et développement harmonique très fin. Il joue beaucoup sur l’intensité, sur le volume, sur la force de son touché pour faire évoluer ses compositions.

Mais ce qui m’a le plus frappé, c’est le discours collectif, cette faculté du trio à travailler des mélodies faussement simples et d’une beauté saisissante pour emmener l’auditeur en voyage. Une créativité de tous les instants au service de l’émotion. Tant d’idées ! Tant de musiques à l’intérieur de la musique !

Les nuances paraissent infinies. De la douceur d’une corde effleurée à la puissance granuleuse extirpée à l’archet, d’une cymbale caressée à la frappe appuyée sur des toms qui prennent l’allure de timbales, d’une phrase esquissée d’une main légère à l’avalanche où chaque note compte…

C’est avec bonne humeur et humilité que ces trois poètes nous ont offert des instants de musique inoubliables.

Je les en remercie.

27 octobre 2009

Branford Marsalis Quartet - Salle Simone Signoret à Conflans Sainte Honorine


Branford Marsalis : Saxophones Tenor et Soprano

Joey Calderazzo : Piano

Eric Revis : Contrebasse

Justin Faulkner : Batterie



Ceux qui ont écouté les albums du Quartet de Branford Marsalis ne me contrediront pas : ce groupe développe un Jazz très maîtrisé ou chaque morceau évolue en crescendo. Ballades, mid-tempo ou up-tempo,chaque titre gagne en puissance et les musiciens, outre leurs chorus souvent fameux, prennent le temps de construire des improvisations collectives très puissantes et toujours musicales.

Pour ce concert (et beaucoup d’autres je présume), Justin Faulkner remplace Jeff « Tain » Watts à la batterie, celui-ci étant occupé à défendre son propre projet.

La force de frappe du groupe ne pâtit pas de ce remplacement, Justin Faulkner trouvant naturellement sa place dans la formation.

Les quatre musiciens s’amusent bien, communiquent beaucoup, même pendant qu’ils jouent, et les petits regards, les sourires et les mots qu’ils s’échangent illustrent bien cette joie de jouer ensemble.


Branford Marsalis est un saxophoniste redoutable (on le savait, mais voir un musicien jouer « live », c’est toujours quelque chose !!....), avec un son magnifique, chaud et dense au Tenor et cristallin et aérien au Soprano. Son phrasé est impeccable et ses interventions toujours construites. Il prend le temps d’articuler son discours, laisse respirer sa musique. La force tranquille.




Il faut dire que le saxophoniste est entouré par des musiciens qui lui offrent un magnifique écrin. A l’instar de Joey Calderazzo, qui apporte beaucoup de lyrisme par son jeu à la fois Bop et romantique, main gauche percussive et main droite voyageuse sur les morceaux rapides, développement harmonique tout en nuances sur les ballades… sur le second morceau du concert, Branford Marsalis, après avoir joué le thème (Ah ! ce soprano rêveur !), se retire, va s’asseoir sur un tabouret au fond de la scène. Eric Ravis et Justin Faulkner s’estompent, jusqu’à laisser le pianiste seul. Pendant quelques minutes, Joey Calderazzo caresse son piano, et les fantômes de Bill Evans et Lennie Tristano viennent danser sur la scène. Moment de pure poésie.



Le jeu d’Eric Revis a apporté beaucoup de swing et de rondeur à l’ensemble. Des Walking Bass terriblement efficace sur les morceaux plus Bop, des lignes épurées et boisées sur les envolées lyriques, un jeu dense sur les parties plus tendues… Sa polyvalence permet au Quartet de jouer avec ces flux et reflux d’intensité, et à la musique d’être aussi vivante.





J’ai découvert Justin Faulkner lors de ce concert. Son jeu est impressionnant. A tel point que lors de ses solos, le public devenait fou, lançant à tout va des « Yeeeeehaaaa !!! » et des « Waaaaiiiiiiihh !! », sous le regard amusé de Branford Marsalis et Joey Calderazzo. Il faut dire qu’il fait plaisir à voir, ce jeune grand derrière sa toute petite batterie ! Quelle énergie ! Allez le voir, ce n’est peut être pas le batteur le plus fin (il améliorera son jeu aux balais, pas de panique), mais c’est l’un des plus jouissifs qu’il m’ait été donné de voir.


Vous l’aurez compris, le concert m’a fait grande impression. Je vous recommande de surveiller les prochaines dates de ce beau Quartet, le spectacle vaut la peine d’être vu… En attendant leur prochain passage, je vous conseil de vous plonger dans leur discographie, notamment en écoutant « Requiem », qui est à mon humble avis leur album le plus abouti.

21 octobre 2009

Raphaël Imbert - "New-York Project"




Raphaël Imbert : Saxophones Alto, Soprano et Tenor

Joe Martin : Contrebasse

Gerald Cleaver : Batterie



19/10/2009 : 1ère écoute ce matin en partant travailler. Conditions moyennes (Le train de banlieue et ses satanées vibrations mange-basse !!) mais peu importe, je ferme les yeux et suis hypnotisé par la force d’évocation de cette belle musique, que je ne cherche pas encore à disséquer.

Je me laisse entraîner par une rythmique efficace, très bien enregistrée.

Le saxophone de Raphaël Imbert impose sa présence, avec un son très clair, une attaque parfaite et un son pourvu d’un vibrato assez présent, sans effet « wah-wah » cependant.


Génial. J’adore ces albums où l’on me raconte une histoire. Climats changeants, du cri au murmure.

Musique exigeante mais très accessible, compositions de haut vol, échanges permanents.

Je descends du train et jette un coup d’œil à mon lecteur MP3 pour voir où j’en suis. Je me rapproche du boulot et de la fin de l’album, et décide d’ignorer l’hostilité de la gare Saint Lazare aux heures de pointe pour me plonger dans la magnifique suite en quatre parties « The Zen Bowman… ».

Du bon usage du refuge intérieur… Le trio me cajole autant que la foule me bouscule.

Vivement ce soir et une écoute au calme…


21/10/2009 : Décidément, cet album est terrible.

Raphaël Imbert utilise trois saxophones, Alto, Soprano et Tenor, ce qui lui permet d’élargir sa tessiture et de peaufiner sa voix, choisissant ainsi son instrument en fonction des émotions qu’il souhaite faire passer.

Et il en fait passer des émotions, avec son jeu brillant et toujours inventif ! Pas de plans, de gimmicks, de phrases toute faites, il laisse courir ses doigts et voguer son imagination… et nous emmène avec lui.

La rythmique est d’une redoutable efficacité, elle est, selon les moments, douce et aérée ou lourde et dense. Toujours au service du propos du saxophoniste, mais en constante ébullition.

Raphaël Imbert ne nous a pas ramené de clichés de New-York, pas de stéréotypes du Jazz pratiqué dans les clubs de la 52eme Avenue, pas de relooking de la musique des illustres saxophonistes d’outre-atlantique. Sa personnalité est bien marquée, et il a simplement retranscrit au travers de cet album des ambiances, des lieux, et surtout le bouillonnement de la grosse pomme… De la moiteur estivale au blanc manteau, des paillettes de Liza Minelli aux sirènes incessantes, des métros aériens aux grandeurs longilignes des gratte-ciels, de l’agitation d’en bas au calme d’en haut… New-York de loin, toute propre et bien rangée, New-York de près, foisonnement de gens, de styles et d’époques.

A l’image de la ville, la musique de cet album est incandescente, imprévisible. Et grande.

 
referencement proreferencement brioude